Pourquoi consulter anonymement
Il y a des questions qu'on ne pose ni à un proche, ni à un thérapeute qui nous connaît, ni à un voyant rencontré en cabinet trois rues plus loin. Pas par honte — par pudeur. Le téléphone permet ce détachement : la voix qui répond ne vous a jamais vu, ne vous reverra peut-être jamais, et n'a aucun contexte personnel sur vous. Cette absence de contexte est parfois exactement ce qui rend l'échange possible.
L'anonymat n'est pas une dérive vers l'irresponsabilité. C'est un cadre déontologique reconnu — utilisé dans les lignes d'écoute, les confessions, les groupes de parole. Il permet une vérité que le visage à découvert empêche souvent.